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«Viens, khaliava»

janvier 31, 2008

Maria, étudiante en relations publiques à l’Université linguistique de Moscou, est un peu stressée par son examen d’histoire du lendemain et elle a peur d’oublier un sujet ou de confondre quelques dates.

L’histoire est vraiment une épreuve sérieuse à passer.

La période d’examens est sans doute un moment difficile pour les étudiants.

La session d’hiver dans les universités russes débute traditionnellement fin décembre et dure jusqu’à fin janvier.

Cette période est particulièrement dure et intense car elle tombe pendant les fêtes de Nouvel An et du Noël orthodoxe.

Bien évidemment, la tentation de profiter des fêtes est grande et fait parfois oublier la nécessité de se préparer sérieusement.

D’ailleurs, il est absolument indispensable de bien fêter l’arrivée du Nouvel An : le bon commencement de l’année détermine son cours.

Dans ces conditions défavorables, les étudiants recherchent des moyens pour se rassurer.

Il suffit d’effectuer quelques manipulations mystérieuses pour se prémunir contre le mauvais sort.

fille-russe-etudiante.jpgD’abord, à minuit, la veille de l’examen, il faut ouvrir la fenêtre et étaler son carnet de notes (zatchetka) en disant à haute voix «viens, khaliava».

Cela fait, vous pouvez aller vous coucher calmement : la khaliava est là, c’est-à-dire que vous êtes sûr de tirer un sujet assez facile (ou même le seul que vous avez eu le temps d’apprendre pendant les jours fériés) et, ce qui est essentiel, d’avoir une bonne note.

Un cinq, de préférence (en Russie l’évaluation à l’université comme à l’école est notée sur cinq).

Néanmoins, il ne faut pas se plaindre d’un quatre ou même d’un trois, puisque la khaliava est susceptible d’oublier ce qu’on lui demande exactement, vu le grand nombre d’étudiants qui cherchent à l’amadouer.

Comme toutes les forces surnaturelles, il arrive que la fortune volatile trompe les espérances.

Pour cette raison, les étudiants les plus appliqués préfèrent compter sur eux-mêmes et bien se préparer.

Il existe plein d’autres superstitions que les étudiants pourraient raconter, telles que mettre une pièce de monnaie sous le talon dans la chaussure gauche, toucher un camarade qui vient d’avoir une bonne note ou croiser les doigts en tirant le sujet.

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