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N’ayez pas peur des babouchkas

avril 15, 2008

La langue française n’est pas si riche en emprunts au russe. Les seuls qu’on y trouve désignent des objets qu’un habitant de l’Hexagone ne trouve pas chez lui et qui provoquent son étonnement et sa curiosité : balalaïka, matriochka, et …babouchka. Car effectivement cette vieille femme russe n’a rien à voir avec la « grand-mère » à la française, et tout Français qui pose pour la première fois le pied en Russie s’en rend compte rapidement.

D’abord la babouchka ne s’offre ni mise en plis chez le coiffeur, ni croisière autour du monde. Elle passe ses journées à courir entre l’école maternelle de ses petits-enfants, le marché où l’on trouve les légumes les plus frais, et la Sberbank où elle fait des queues interminables pour toucher sa retraite ou payer ses factures d’électricité. Coiffée d’un incontournable foulard à fleurs hiver comme été, l’air combatif et intransigeant, elle incarne ce qu’il y a de plus sauvage et imprévisible dans le caractère russe.

Elle ne sourit pas si elle n’en a pas envie et n’est aimable que quand elle le juge bon. La babouchka russe n’est pas indulgente avec les autres tant que ceux-ci ne le sont pas avec elle. Passé le seuil de sa demeure, elle est obligée de se battre pour chacun de ses droits : trajets gratuits dans les transports en commun, médicaments moins chers, sa place assise dans le métro… sans parler du droit au respect.

La babouchka russe a une conscience aiguë du fait qu’elle ne peut pas se permettre d’être faible. Tant qu’elle a envie de vivre. Elle ne se plaint jamais. Elle lutte. Et son combat est sans pitié. En revanche, si vous avez l’honneur d’être invité chez elle, vous trouverez une hôtesse bienveillante et attentive. Il faudra goûter à son gâteau et vous ne partirez pas avant d’en avoir avalé la moitié. Elle ne manquera pas de vous divertir en vous racontant des anecdotes de sa longue vie. Et là, soyez-en sûr, son sourire sera aussi chaleureux et sincère que son cœur. N’ayez pas peur des babouchkas.

Miss Russie

février 3, 2008

Miss RussiaLa finale du concours Miss Univers 2007 se déroulera le 28 mai au Mexique.

La compétition sera retransmise par les compagnies télévisées NBC et Telemundo. Le prix sera remis à la gagnante par Miss Univers 2006, la Portoricaine Zuleyka Rivera. A la fin de la cérémonie qui dure deux heures, elle remettra sa couronne à la nouvelle lauréate. Le programme du concours se compose de trois étapes: un défilé en maillot de bain, un défilé en robe de soirée et une série d’entrevues avec les participantes.

Cette année, la Russie sera représentée par Tatiana Kotova, 21 ans, qui termine l’Université d’Etat de Rostov. Tatiana avait remporté le concours de beauté municipal, ainsi que le concours de beauté « Miss Russie 2006″. Elle prend des cours de danse orientale et coud elle-même ses robes.

Avant le concours, la chaîne télévisée NBC a posé quelques questions aux participantes. Voici les réponses de Tatiana Kotova.

- Quels sont vos centres d’intérêts et qu’aimez-vous faire le plus dans la vie?

Les danses orientales, le design de vêtements, la lecture, écouter différentes musiques. J’aime faire la cuisine, surtout les blinis (crêpes russes). J’aime être avec ma famille et mes amis, me promener avec eux dans les bois.

-Votre plus grand succès obtenu (excepté le fait que vous représentiez votre pays au concours)?

Mes résultats universitaires et mes prix dans des concours de danse.

Quelle est votre ambition professionnelle et que faites ou feriez-vous pour atteindre ce but?

Cette année, mon but principal est de représenter avec dignité la Russie au concours. Je veux également travailler comme présentatrice de télévision ou présentatrice d’un talk show. De plus, je prévois de terminer mes études à l’université et de travailler un peu dans ma spécialité, la « gestion de crises ».

- Quelle est le plus bel endroit que vous ayez visité?

La Thaïlande.

- Votre philosophie?

La perfection n’a pas de limite.

-Que ferez-vous d’ici 10 ans?

Je ferai carrière dans la gestion de crise. Je me marierai et fonderai une famille.

Avez-vous quelque chose d’intéressant à raconter sur vous-même? Quelque chose de particulier qui vous est arrivé, quelque chose qui vous concerne. Ma victoire au concours Miss Russie a été l’évènement le plus extraordinaire de ma vie. Une agence de mannequins m’avait tout juste remarquée (dans un concours de danse), et 6 mois plus tard a eu lieu la finale de Miss Russie. Et j’ai gagné!

Miss Russie

Natalie Glebova, 23 ans, est d’origine russe et habite Toronto.

Natalie Glebova souhaite se servir de ce titre pour récolter des fonds pour la recherche contre le sida.

Miss Univers russe souhaite se servir de ce titre pour récolter des fonds pour la recherche contre le sida.

La Mission du Nicaragua a organisé cette semaine au Siège des Nations Unies un déjeuner de travail en l’honneur de l’actuelle Miss Univers, Natalie Glebova, en vue de promouvoir son action en faveur des victimes du VIH/sida.

Evénement

Les plus belles jeunes femmes de Russie se sont mêlées aux babouchkas pour aller voter dans un petit village où leur arrivée groupée n’est pas passée inaperçue.

Les habitants, plutôt âgés en général, de Morozovka ont été tout étonnés de voir les 22 finalistes du concours de Miss Russie débarquer dans leur bureau de vote.

Elles portaient des vêtements rouge, blanc et bleu, couleurs du drapeau russe mais aussi du parti Russie unie du président Vladimir Poutine.

Valeria Boulatova, 18 ans, est venue d’Oulianovsk, ville sur les rives de la Volga où est né Lénine.

Quand on aura collecté l’opinion de tous, cela montrera la vraie opinion de la Russie », dit-elle.

Boulatova, qui portait une veste et un jeans rouge « Miss Russie » a dit espérer que les élections permettraient d’augmenter les salaires des enseignants et des médecins, profession qu’exerce sa mère à Oulianovsk.

La fiancée russe

février 2, 2008

Le thème du « passage », du changement biologique et social qui constitue, de l’avis général, l’élément significatif dominant du rite russe de mariage en tant que rite de passage typique concerne avant tout, voire presque exclusivement, la fiancée russe.

Bien que le fiancé russe subisse lui aussi de semblables transformations, on ne leur accorde pas grande signification, et la « richesse » symbolique du thème du fiancé russe dans le rite est sans comparaison avec l’élaboration sémantique et symbolique du thème de la fiancée russe.

PICT7919Dans cet exposé nous étudierons un des actes culminants du rite de mariage russe, particulièrement riche en symbolique de la virginité : le rituel qui consiste à déterminer la « pureté » de la fiancée russe lors de la rencontre des jeunes gens dans la maison du fiancé, pendant ou après la nuit de noces et à d’autres moments du mariage russe.

A ces qualificatifs correspondent surtout, dans le système des symboles non verbaux, des actions visant d’une part à glorifier, louer et célébrer la fiancée russe « pure » et ses parents, d’autre part à blâmer, invectiver et railler la fiancée « impure » et sa famille.

Les particularités et variantes locales de ce rituel russe dépendent de la personne (fiancé, fiancée, garçon d’honneur, marieuses, mère du fiancé) qui exhibe cette preuve de l’innocence de la mariée, de la personne (mère du fiancé, parents de la fiancée, proches de la fiancée, marieurs, tous les invités, le village entier) à qui elle est présentée, et aussi des actions complémentaires qui accompagnent cette exhibition : on porte la chemise sur un plateau, on la met sur un pieu ou sur une perche que l’on dresse, on la porte à travers le village au vu de tous ; la mère du fiancé russe danse avec la chemise, la marraine de la fiancée russe la jette sur sa tête ou ses épaules, on enveloppe du pain ou une bouteille de vodka dans la chemise, on y verse du grain ou on y met de l’argent ; on accroche la chemise aux icônes ; on la met sur un arc de limonière, etc.

Une sémantique en partie identique se retrouve dans un objet rituel important du rite du mariage russe, la couronne.On ne mettait pas de couronne à la fiancée russe qui avait perdu sa virginité avant le mariage, puisqu’elle avait « couché dessus », l’avait « déchirée », « chiffonnée », ou bien pour lui faire honte on lui donnait une moitié de couronne (Gura, Venok).

Dans le Poles e on célébrait la noce d’une fiancée russe impure sans couronne (on disait qu’elle avait perdu sa couronne derrière une haie) ou bien on lui mettait la couronne non pas directement sur la tête, mais par-dessus le foulard pour montrer qu’elle était impure, « coureuse ».

On connaît en signe d’outrage, de honte et de déshonneur la coutume de poser sur le cou de la fiancée russe impure ou de ses parents un collier de cheval, objet-symbole qui réunit diverses significations, parmi lesquelles la sémantique de l’orifice sexuel.

Souvent on mettait le collier à la mère ou au père de la fiancée russe, qui ne « l’avaient pas surveillée » ; on pouvait aussi les asseoir sur une herse et les mener, collier au cou, à travers le village.

Un rituel particulier et très curieux consistant à « rendre inoffensive » la fiancée russe impure consistait à la conduire sur des lieux « impurs ».

Cette fiancée russe, conformément aux croyances populaires, représente un danger non seulement pour sa propre famille, sa parenté, mais aussi pour toute la société et même pour l’ordonnancement du monde.

Son péché menace les hommes et le bétail, les récoltes et l’économie domestique, un seul de ses regards peut porter malheur.

C’est pourquoi on la fait sortir de la « chambre nuptiale » les yeux bandés, et on la mène à un endroit où elle peut « laisser » son regard dangereux sans risque pour les hommes, par exemple au bord d’un marécage, où son regard reste sur l’osier.

On considère comme dangereux pour les hommes et la nature non seulement le regard de la fiancée russe impure, mais aussi sa voix, c’est pourquoi après la nuit de noces on lui interdisait de chanter, afin que sa voix ne « tombe » pas sur le bétail, le jardin, etc.

L’abondance de faits parallèles innombrables dans la tradition folklorique russe et rituelle des autres peuples slaves témoigne d’une certaine ancienneté des conceptions qui en sont à l’origine, en outre la constance de ces formes symboliques à travers le temps et leur conservation relativement bonne jusqu’à nos jours prouvent l’extraordinaire signification culturelle du concept de « pureté » dans le contexte rituel du rite de mariage russe et dans le contexte général de la culture traditionnelle slave.

Les croyances du mariage russe

février 2, 2008

Wedding processionAu seuil d’une vie nouvelle, l’homme quitte tous ses repères et en adopte de nouveaux, inconnus.

De là, chez les personnes directement concernées par ces rites et leur entourage, un surcroît de précautions visant à se protéger des forces du mal et à les éloigner.

Passage d’une classe d’âge à une autre, d’un statut social à un autre, d’un logis (pour l’épouse) à un autre, le mariage devait, tout spécialement, voir ses rites imprégnés de ce souci de protection.

Depuis la demande en mariage -début officiel des rites nuptiaux- jusqu’au dernier banquet (et même plus tard encore), le rite de mariage russe est émaillé d’opérations et d’oraisons magiques qui ont perduré jusque dans les années 1920, et qui sont intéressantes à plus d’un titre : elles sont un des meilleurs témoins de la perception qu’avaient du mariage les paysans russes et les milieux attachés à la tradition ; elles reflètent leur vision du monde dans ses aspects magiques, religieux, fantastiques ; enfin elles constituent une illustration de cette « double foi » mélange de croyances chrétiennes et païennes, qui à l’époque contemporaine suscite tout particulièrement l’intérêt des ethnologues.

Avant le mariage : – le marieur espère réussir dans sa démarche de demande en mariage ; – les familles espèrent voir respectée et confirmée la promesse faite d’alliance ; – la jeune fille ou la fiancée espère en la venue d’un (bon) fiancé, et cherche à deviner qui il sera, comment il sera, ou bien simplement si elle se mariera bientôt ; – la fiancée « promise » doit être protégée des forces du mal.

Pendant les cérémonies de mariage : – les fiancés -puis mariés- doivent être protégés des forces du mal ; – les mariés et leurs familles espèrent bonne entente, santé, prospérité, enfants…

Pour des besoins de clarté, nous présentons les différents exemples de croyances dans l’ordre chronologique du scénario nuptial, en distinguant dans la mesure du possible les intentions (protéger/garantir).

Lancer une chaussure par la porte : le fiancé viendra du côté où elle pointe.

Mettre dans un verre d’eau un blanc d’oeuf ou de la cire fondue, et deviner d’après la forme qu’ils prennent : si c’est la forme d’un cierge, d’un édifice ou d’un anneau, il y aura mariage.

A Novgorod, on signalait au XIXe siècle une coutume, qu’on rattache à une très ancienne tradition de faire boire aux futurs maris de l’eau du bain de leur fiancée: dans le bain, les jeunes filles essuyaient la fiancée avec un morceau de pain d’épice qu’elles faisaient parvenir ensuite au fiancé.

Celle-ci recueillait avec un mouchoir pressé ensuite au-dessus d’un récipient la sueur de la jeune fille, qui serait mêlée à la bière servie au fiancé.

Une troisième variante consistait à laver le visage de la fiancée avec de la bière que devrait boire le fiancé.

Le premier verre est confié par la jeune fille à son père, pour être mêlé au vin qui sera offert au fiancé, le deuxième est remis à la mère pour être mêlé à la pâte des gâteaux qu’on servira au fiancé.

Lors de la fixation de l’accord le père de la jeune fille allume un cierge, tous se lèvent, on ferme la porte au crochet : à chaque épisode important, on veille à ce qu’aucun passant susceptible d’avoir le « mauvais oeil » ne puisse observer la scène.

A partir de la fixation des fiançailles, pendant toute la semaine précédant le mariage, la fiancée ne quitte pas le foulard qui lui cache le visage, même pour dormir (en fait, elle le relève au-dessus du front, mais le baisse dès qu’arrive un visiteur, et se met à réciter des complaintes.

Dans le Nord de la Russie, les hommes de la famille du fiancé ne se déplacent qu’à cheval, le parrain du fiancé et les futurs garçons d’honneur ou compagnons de noce annoncent le mariage dans le village.

Ce souci de protéger les principaux protagonistes, relevant de la magie apotropaïque, est très important dans les rites se rattachant à la période nuptiale.

Chez les citadins, on cousait des aiguilles dans l’ourlet de sa robe pour protéger la fiancée du mauvais oeil, ou bien on fichait dans le chambranle de la porte que franchirait le cortège deux grosses aiguilles ou deux clous entrecroisés.

Que la sainte Vierge fasse disparaître, par le serviteur de Dieu

Que mes paroles soient fermes et résistantes, plus fermes que la pierre et l’acier.

(On peut mettre trois braises dans l’eau et prononcer ces paroles, et ensuite jeter l’eau avec les braises au loin, sans les regarder).

Après l’acte conjugal, dans la région de Vologda, la mariée se met du côté droit, pour avoir un garçon.

Tout un ensemble de croyances se réfère à l’importance, au pouvoir magique de tout ce qui est fait pour la première fois, mais aussi tout ce que l’un des mariés fait le premier.

Ainsi, dans l’église, quand on leur pose un tapis sous les pieds, le premier qui y met le pied aura l’autorité dans le ménage (ou encore : celui qui arrive à tenir son cierge le plus haut).

Les présages liés à la période nuptiale, période où s’exécute le destin, sont nettement moins développés que dans la période précédente.

De ces différents exemples on peut dégager dans leurs grandes lignes les divers types de moyens traditionnellement employés pour attirer ou conjurer le sort : pouvoir des mots ou des actes, parfois cumulés, pouvoir attribué à certains objets…

A la réponse verbale se substitue un geste, une action donnée, qui, dans un contexte donné, a une symbolique précise (voir par exemple le comportement symbolique de la fiancée ou de sa famille au moment de la demande en mariage).

Les Russes à table

février 2, 2008

La journée débute souvent par un petit-déjeuner simple : thé, pain et œuf.
Au déjeuner, on sert de la soupe…(passage obligé) suivie d’un plat de viande ou de poisson avec pommes de terre ou légumes.
Le dîner est presque identique, quelques Zakouski viennent compléter le repas, un dessert, sans oublier une tasse de thé que l’on déguste sucré au miel ou à la confiture.

Les Russes aiment beaucoup recevoir et les repas sont alors plus élaborés.
Ils invitent à déjeuner ou à prendre le thé, et partout le moindre événement est prétexte à une fête. On déjeune à 12, 14 ou 18 heures selon le lieu.

Les boissons Russes

février 2, 2008

I ♥ vodkaPendant les repas…
- La Vodka

Appelée  » petit eau « , elle accompagne parfaitement les poissons fumés ou caviar. Les Russes la consomment surtout au repas.
Saviez-vous qu’une coutume russe consiste à avaler la Vodka  » cul sec  » puis à jeter le verre par-dessus l’épaule ! Vous dites ensuite santé ! Ou plutôt Nazdarovie !

Cette boisson n’est pas originaire de Russie mais de Pologne où elle fait son apparition au XVIème siècle. Ce n’est qu’un siècle plus tard qu’elle arrive en Russie. Diverses céréales telles que l’orge, seigle, blé sont utilisées pour sa fabrication.
- Le thé

Les Russes en boivent à toute heure de la journée et surtout pendant les repas.
La Russie est devenue une spécialiste du thé noir préparé grâce au célèbre samovar,
autrefois en cuivre, aujourd’hui entre autre en laiton ou électrique.
- Le Kvas

America Ferrera and friends enjoying V2 VodkaIl fait partie intégrante de l’alimentation russe. Cette bière légère est légèrement
effervescente et peu alcoolisée.
- L’hydromel

Une boisson à base de miel de cannelle et de gingembre.

«Viens, khaliava»

janvier 31, 2008

Maria, étudiante en relations publiques à l’Université linguistique de Moscou, est un peu stressée par son examen d’histoire du lendemain et elle a peur d’oublier un sujet ou de confondre quelques dates.

L’histoire est vraiment une épreuve sérieuse à passer.

La période d’examens est sans doute un moment difficile pour les étudiants.

La session d’hiver dans les universités russes débute traditionnellement fin décembre et dure jusqu’à fin janvier.

Cette période est particulièrement dure et intense car elle tombe pendant les fêtes de Nouvel An et du Noël orthodoxe.

Bien évidemment, la tentation de profiter des fêtes est grande et fait parfois oublier la nécessité de se préparer sérieusement.

D’ailleurs, il est absolument indispensable de bien fêter l’arrivée du Nouvel An : le bon commencement de l’année détermine son cours.

Dans ces conditions défavorables, les étudiants recherchent des moyens pour se rassurer.

Il suffit d’effectuer quelques manipulations mystérieuses pour se prémunir contre le mauvais sort.

fille-russe-etudiante.jpgD’abord, à minuit, la veille de l’examen, il faut ouvrir la fenêtre et étaler son carnet de notes (zatchetka) en disant à haute voix «viens, khaliava».

Cela fait, vous pouvez aller vous coucher calmement : la khaliava est là, c’est-à-dire que vous êtes sûr de tirer un sujet assez facile (ou même le seul que vous avez eu le temps d’apprendre pendant les jours fériés) et, ce qui est essentiel, d’avoir une bonne note.

Un cinq, de préférence (en Russie l’évaluation à l’université comme à l’école est notée sur cinq).

Néanmoins, il ne faut pas se plaindre d’un quatre ou même d’un trois, puisque la khaliava est susceptible d’oublier ce qu’on lui demande exactement, vu le grand nombre d’étudiants qui cherchent à l’amadouer.

Comme toutes les forces surnaturelles, il arrive que la fortune volatile trompe les espérances.

Pour cette raison, les étudiants les plus appliqués préfèrent compter sur eux-mêmes et bien se préparer.

Il existe plein d’autres superstitions que les étudiants pourraient raconter, telles que mettre une pièce de monnaie sous le talon dans la chaussure gauche, toucher un camarade qui vient d’avoir une bonne note ou croiser les doigts en tirant le sujet.

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