Le retour du russe blanc

31 janvier 2008

Des descendants français des familles nobles contraintes à l’exil pendant la révolution bolchévique, reviennent peu à peu dans leur pays d’origine.

La Russie du XXIe siècle semble aujourd’hui compatible avec leurs idéaux.

On en entend peu parler, ils sont pourtant parmi nous.

Ils s’appellent Scriabine, Gagarine, Romanov ou Dobrynine, et ce sont les descendants des familles nobles qui, fuyant les persécutions du régime communiste, sont venus s’installer en France dans les années 20.

Les héritiers des Russes blancs y seraient aujourd’hui environ 5000, qui se regroupent dans un cercle très fermé situé principalement en région parisienne.

Ce qui les unit : la culture russe d’avant la Révolution, la religion orthodoxe, l’éducation et les traditions militaires.

Nikita Dobrynine, 30 ans, fait partie de la jeune génération.

Elevé à Paris, il a fait ses études à Nanterre avant de s’installer définitivement en Russie, il y a 8 ans.

«Pour moi, être noble ne veut pas dire être prétentieux, mais correspond à une volonté de servir le peuple russe et la Sainte Russie» explique, inspiré, le jeune homme d’affaires.

Il travaille aujourd’hui comme directeur commercial chez ozon.ru, site de vente en ligne russe.

Alexandre Scriabine, neveu du célèbre compositeur du même nom et issu d’une famille militaire ayant servi la Russie depuis le XIIIème siècle, fait lui partie de la génération précédente.

Aujourd’hui installé à Saint-Pétersbourg, ce n’est qu’en 2000, à l’âge de 50 ans, qu’il fait son premier voyage en Russie, comme beaucoup d’autres nobles d’origine russe de sa génération.
Russian_Royal_Family
Les raisons qui aujourd’hui motivent leur retour en Russie sont diverses : «La génération de mon père vient ici pour des raisons culturelles et émotionelles, ils veulent voir de près ce pays dont ils ont tant entendu parler, explique Dobrynine, alors que ma génération vient plutôt profiter du développement économique et de la vie moscovite».

Mais outre ces raisons pragmatiques, Nikita explique qu’il est aussi en Russie pour des raisons familiales, «c’est très important pour ma famille de me savoir en Russie, c’est aussi pour eux que je suis là.».

Vous savez, ici les rapports avec la noblesse ne sont pas perçus de façon négative comme en France.

Mais que pensent donc ces héritiers de l’immigration blanche de la situation politique actuelle en Russie?

Les femmes d’affaires russes

31 janvier 2008

Le 8 mars, décrété «Journée internationale de la femme» et férié en Russie, donne l’occasion de célébrer l «éternel féminin», en offrant des fleurs à sa dulcinée ou en faisant preuve de galanterie.

Cependant, il semblerait que de plus en plus de femmes préféreraient que ces messieurs leur laissent leur place dans les hautes fonctions du pays plutôt que leur siège dans le métro…

Une association russe, Lady Leader, défend les droits et les intérêts des femmes de tête.

Créée en 1991, l’association Lady Leader réunit des femmes occupant une position de chef ou de haute responsable dans des professions très diverses, de l’artiste à la banquière, de la sociologue à la business lady.

Ces dames, au nombre d’une centaine, se réunissent régulièrement pour des conférences et des débats autour de thèmes aussi divers que les avantages fiscaux qu’elles peuvent obtenir ou la difficile conciliation du travail et de la maternité.

En réalité, la plupart des femmes membres de l’association disent y adhérer pour rompre une solitude liée à la condition de leader, et aussi pour s’y faire des contacts d’affaires.

Il en existe déjà des dizaines (Association des femmes scientifiques et ingénieures ou des femmes banquières…).

C’est pourquoi, à long terme, Lady Leader souhaiterait contribuer à la formation d’un nouveau modèle social, dans lequel la femme leader serait tout aussi fréquente et respectée que l’homme.

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Rassurez vous messieurs, ces dames n’iront pas de sitôt brûler leur soutien-gorge sur la Place Rouge, elles répondent en choeur «Ah, non, certainement pas! Nous ne cherchons pas à entrer en compétition avec les hommes. »

Nous voulons rester femmes, tout en assurant des fonctions traditionellement réservées aux hommes.

Bien souvent, les associations de femmes qui présentent des revendications liées à leur sexe inspirent la méfiance, quand elles ne se font pas traiter de «lesbiennes névrosées» par les moins délicats.

En général, les initiatives comme celle de Lady Leader restent encore isolées dans une société où la différence entre les sexes est bien plus marquée qu’en France.

La chasse au conscrit russe

31 janvier 2008

russian-army.jpg«Un soldat sur cinq qui accomplit son service militaire est recruté d’une manière illégale», affirme Ludmila Vorobieva, membre du Comité des Mères de Soldats, seule organisation russe qui défend les droits des recrues.

«C’est selon les statistiques officielles, ajoute-t-elle, selon nous, cela concerne un soldat sur trois».

En Russie, tous les hommes âgés de dix-huit à vingt-sept ans sans problèmes de santé particuliers sont obligés de servir vingt-quatre mois dans l’armée russe (à part les détenteurs d’un diplôme professionnel, qui n’y passent généralement que douze mois).

C’est pour assurer la formation de ses effectifs que le Ministère russe de la Défense ouvre deux fois par an des périodes de conscription obligatoire qui durent chacune trois mois, du 1er avril au 30 juin et du 1er octobre au 31 décembre.

Pendant ces périodes, les commissariats militaires, établissements spécialisés en recrutement de soldats, doivent envoyer sous les drapeaux un chiffre précis de futurs combattants que leur communique le Ministère de la Défense.

Pour cette dernière conscription d’automne, il s’élève à cent quarante mille neuf cent hommes pour toute la Russie.

Selon les Mères de Soldats, ce chiffre est calculé d’après les résultats du dernier recensement de 2002, et inclut tous les hommes d’âge approprié sans compter les étudiants.

Ainsi, leur santé souvent très faible ne permet pas à un grand nombre de recrues russes de faire leur service militaire.

«Mais le Ministère de la Défense est obligé de fermer les yeux sur cet état de choses, sinon il ne pourra jamais former ses nombreux régiments», raconte Mme Vorobieva.

Voilà pourquoi même les hommes qui ont le droit légal de ne pas aller sous les drapeaux doivent faire des pieds et des mains pour pouvoir le prouver.

«On ne m’a même pas demandé mon certificat de santé», raconte Sergueï, jeune homme de dix-huit ans, en montrant sa forme grave de scoliose, qui n’a pas empêché les médecins militaires de l’envoyer à l’armée.

Pendant toute la période de la conscription d’automne, les visiteurs du site des autorités municipales d’un des arrondissements de Moscou pouvaient voir la liste de toutes les recrues potentielles habitant dans le quartier, et aider le commissariat à les localiser, comme on le leur proposait gentiment.

Les orphelins des hôpitaux russes

31 janvier 2008

Les orphelinats sont dépassés par cette réalité et leurs budgets restent infimes.

De plus, un autre problème (jusque-là passé sous silence) émerge : des milliers d’enfants abandonnés âgés de 0 à 3 ans vivent dans les hôpitaux.

J’ai été frappée par les pleurs des enfants qui ne cessaient jamais dans la salle à côté.

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Il se contente de donner à manger aux orphelins deux à trois fois par jour, et de changer «parfois» les couches.

Irina Khramkina est aide-soignant à l’hôpital 5 de la ville d’Orekhovo-Zouïevo, dans la région de Moscou.

Ainsi, selon un décret du gouverneur de la Région de Moscou, Boris Gromov, à partir de janvier 2008 les hôpitaux devront avoir des fonds complémentaires destinés aux enfants abandonnés.

Dans cette situation, les enfants ne peuvent être ni transférés dans les orphelinats — où on au moins s’occupe d’eux — ni adoptés.

Entre-temps, ces enfants passent les premiers mois et mêmes les premières années de leur vie dans les hôpitaux, ce qui réduit leurs chances d’avoir une famille adoptive.

Nous essayons de changer ce système pour que chaque enfant grandisse dans des conditions acceptables.

Mariage à la russe

31 janvier 2008

Les experts du monde entier ont beau souligner que le mariage traditionnel est en crise et vanter les avantages de l’union libre, les Russes continuent à sceller leur union dans le mariage.

En 2006, mille cent treize couples se sont jurés d’être ensemble pour le meilleur et pour le pire, ce qui représente une progression de 4,22 % sur un an.

Tous les week-ends, les monts des Moineaux et le jardin d’Alexandre près de la place Rouge accueillent des jeunes mariés qui viennent admirer le panorama de Moscou et déposer des fleurs au pied du feu éternel.

Souvent accompagnés d’un cortège conséquent de parents et d’amis, ils suscitent un vif intérêt chez la plupart des touristes étrangers, surtout italiens et japonais, qui font alors tout leur possible pour faire des photos avec ces couples comblés de joie.
russie mariage
Le mariage russe contient un curieux mélange de coutumes et traditions locales, européennes et américaines.

La première étape par laquelle passent tous les couples sans exception, même ceux qui cohabitent depuis des années, est la vente de la fiancée.

Le fiancé est arrêté à la porte de sa future épouse par un aéropage de copines qui lui réclame une rançon.

Aujourd’hui, il doit répondre à une série de questions-tests : date de l’anniversaire de sa future belle-mère, lieu de leur cinquième rendez-vous galant, et cetera.

Par la suite, les parents bénissent leurs enfants devant une icône, et, contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les fiancés ne vont pas à l’église mais bien au bureau de l’état civil.

Une fois la cérémonie terminée, les participants ne se rendent pas directement au restaurant mais se fondent dans les embouteillages moscovites.

Tan Xue, étoile de l'escrime et du Parti communiste chinois – Cyberpresse

31 janvier 2008

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31 janvier 2008

Moscou brille sous la neigeCyberpresse - 31 jan 2008La réputation de l'hiver russe fait encore peur à bien des touristes. Mais il ne faut pas confondre Moscou et les steppes de Sibérie! …

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Une convention européenne contre la traite des êtres humains

31 janvier 2008

La Convention européenne sur la lutte contre la traite des êtres humains, en projet depuis dix ans, entrera en vigueur ce vendredi au sein des dix Etats membres du Conseil de l’Europe qui ont été les premiers à la ratifier : Albanie, Autriche, Bulgarie, Croatie, Chypre, Danemark, Géorgie, Moldavie, Roumanie et Slovaquie.

Société Générale et Rosbank: mariage ou divorce? – RIA Novosti

31 janvier 2008

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